dimanche 23 décembre 2007

Cette rentrée se passe.

Les classes sont définies. Il y a deux classes de RAR. Et une classe de ELS. Je suis donc dans la quatrième ELS. Je vais y apprendre l'Economie, les Lettres et les Sciences. Le seul truc que je regrette, c'est encore une fois que tous les mecs cools et les jolies gonzesses sont en RAR. Avec le recul aujourd'hui, je me dis que comme d'habitude, en bon français que je suis, râleur et à se plaindre, l'herbe est toujours plus verte sur la pelouse d'à coté.

Mais peu importe, me voila avec mes nouveaux camarades de classe. On est une vingtaine. Idéal pour bosser.

Les quelques personnes représentatives à citer dans ma classe, ou du moins celles dont je me rappelle, sont :

Sébastien je crois, un mec qui a toujours voulu devenir cheminot. J'imagine qu'il doit l'être aujourd'hui. Une petite gueule de premier de la classe, mais je ne me rappelle plus si il était bon ou pas. En tout cas si je ne m'en rappelle pas, c'est que je ne l'ai jamais trouvé menaçant…

James : un mec fort. Super fort. Il a d'ailleurs été le mec le plus fort à l'IPES. Il a remis en cause le grand chef Chemli. C'est con qu'il n'ait pas réussi d'ailleurs, mais quel force de frappe. Ce mec à deux ans de moins que l'âge moyen de la classe. Il nous défonce tous aux notes. Le mec brillant. Je me suis pas mal battu avec lui pour avoir les meilleures notes. Il a trop souvent gagné. Je parlerai très vite de ce qu'il a fait. C'est rien de grave, mais c'est énorme.

Philippe : Le mec un peu genre loubard. Sous des airs assez violents, il est assez gentil, plutôt malin. Mais pas du tout le genre de mec avec qui je suis pote.

Christophe : l'autre mec un peu dur de la classe, mais aussi assez malin.

Je me rappelle de Séverine aussi. Gentille fille que j'ai recroisé plus tard, par hasard. Elle s'est vite barrée de l'IPES et a bien fait.

Emilie aussi. Grande meuf assez jolie. Brune, qui semble assez forte de caractère.

Et d'autres, desquels je me rappellerai peut être. Donc on rajoute une petite douzaine de personne et le compte est bon.

Voici donc la classe de quatrième, ainsi constituée.

Les professeurs à noter sont Georges P pour les maths. Mme G pour l'anglais. Mme D, paix à son âme, pour le français. M C pour l'Histoire. Et puis des ipésiens débarqués profs pour les cours genres « Marketing stratégique » « communication et entreprise ». Se référer à la plaquette j'invente rien.

Il faut remarquer un truc très intéressant au sujet de la gestion de l'école, en page 9 du manuel. Ce que j'aime beaucoup, c'est l'intitulé « Gestion de la banque ». Je trouve le terme déplacé. C'est pour faire genre « Nous on utilise pas le vulgaire mot comptable, ou comptabilité, mais on appelle les choses par leur nom. Un chat est un chat… ». Et je te le fais pas dire. Appelons un chat un chat. On peut dire que l'ensemble des écritures comptables n'ont pas grand-chose à voir avec la comptabilité d'une école, mais plutôt d'une banque. Mais c'est plus tard que je vous montrerai les coupures de journaux attestant de tout ceci.

Je reviens à nos professeurs, dont l'âge maximum est de 32~33 ans. Le minimum ? 19 ou 18. Mais on rentre dans la définition d'une frontière floue. La barrière inférieure de qui peut être prof.

Nous somme tous dans la cours, avec nos profs, prêts à rentrer en cours.

Je reviens un instant sur mon prof de math. C'est marrant mais c'est aussi grâce à ce mec que j'ai fait des maths le centre de mes connaissances. Vous verrez qu'il y plein de chose marrantes à ce sujet. Marrantes dans un second temps. Je m'égare encore.

Premièrement sa manière d'enseigner. J'ai jamais vu, et je le pense encore aujourd'hui, quelqu'un qui enseigne aussi bien les maths. Un régal. Je crois qu'il a pas mal perdu là. Je l'ai vu jouer dans des films de secondes zones, des longs métrages qui sont contenus dans 12 pages d'un scénar écrit gros. Mais un prof génial au moment où il m'a appris les maths. Etre un manipulateur donne aussi des talents de pédagogue. Je l'ai eu pendant deux ans ce prof. Puis, de temps en temps, de manière épisodique.

Pour faire une petite parenthèse, j'aimerai parler de pédagogie. Je sors un peu du contexte, mais ça reste néanmoins connexe. La meilleure pédagogie passe par la manipulation. Si je manipule quelqu'un, je pourrai lui faire ingurgiter n'importe quoi. Et c'est un peu la limite. Si la finalité c'est d'apprendre les maths, par exemple, alors si je me fais manipuler de manière à comprendre et apprendre cette matière tant aimée, alors, que dire de cette manipulation. Cette pédagogie ultime ai-je envie d'affirmer ici. En revanche, manipuler pour faire croire à des théories biaisées, des buts communs qui ne servent au fond qu'un intérêt particulier, me semble moins louable. Je ne dis pas ici que si j'ai appris les maths, c'est du fait d'une manipulation ipésienne, mais plutôt que mon passage à l'IPES et mon expérience professionnelle me poussent à penser cela de la pédagogie. C'était juste une petite parenthèse.

Juste pour l'anecdote : Comme je l'ai déjà dit, j'ai étudié les maths. Jusque quelques années après le bac. J'ai aussi été amené à être prof de maths. Dans une vraie école j'entends. J'ai eu des élèves de la sixième à la terminale. Ca a pas duré longtemps, mais le peu de temps où j'étais profs, je me suis éclaté. C'était qu'un passage pour moi. Je me suis assez lâché sur les cours, où mon but était plus de faire aimer les maths aux mômes que de leur faire des interrogations. Ca a pas trop mal marché. Le truc pour lequel je dis ça, c'est que je me suis pas mal inspiré de ses cours de maths à la Georges P , en y rajoutant des ingrédients à mon goût, pour faire mes cours. A tel point que j'ai eu droit à des salves d'applaudissements et des élèves tristes de me voir partir. J'étais remplaçant. Mais voila, malgré tout ce qui s'est passé depuis pour Chemli et sa clique, j'ai toujours eu de l'admiration pour les cours de maths de ce mec. Ils m'ont bien servis, je suis obligé de l'avouer. Sachant la réalité de ses intentions, de sa force manipulatrice à laquelle beaucoup ont succombés, aujourd'hui, savoir cela me donne la nausée. J'exagère, mais presque. La meilleure des pédagogies c'est la manipulation...

Et un jour en cours,

Les différents types de personnalités à l'IPES (à l'époque).

Prenons les élèves. Parmi nous, il y en gros 10% qui se rapprochent de plus en plus de la clique. Voir commencent à la former.

Mais il y a tout d'abord 90% d'élèves lambda, qui sont là pour prendre les cours, dans un autre système d'enseignement. Presque trois cents élèves qui sont là pour suivre des cours, et accessoirement participer à des pièces de théâtre pour « s'épanouir ». Et un trentaine mouvante d'élèves, pour lesquels le théâtre commence à prendre le pas sur l'école.

Ces dix pourcents sont remarquables dans la mesure où ils prennent de plus en plus le look IPES. On voit de plus en plus de Santiag, de cheveux plaqués en arrière, vêtu de noir, et pour les filles de longs cheveux noirs et les yeux entourés de manière souvent forcée de mascara. En tous cas un maquillage noir, un rouge à lèvre rouge sang, et pareillement vêtue de noir. Les nanas se teignent les cheveux pour certaines. D'autres penchent pour de longs cheveux, ce qui passe assez bien aussi. LE top c'est les longs cheveux noirs, sinon, à défaut de longs cheveux font l'affaire.

Le staff des profs dans lequel je place aussi celui des entrepreneurs stratèges.

Donc les entrepreneurs stratèges. De jeunes mecs gonflés à blocs, prêts pour des heures de discussion prosélyte, de glorification de la philosophie évidente qui transparaît dans le contexte dans lequel nous étudions. De la profondeur des textes des pièces de Chemli… Les mecs ils sont à fond, à 200% dans le théâtre comme ils aiment à dire.

Les profs sont des mecs et des nanas pas beaucoup plus vieux. Ils ont pas plus de trente ans. Tente pour un prof à l'IPES, c'est vieux.

Donc parmi les profs, on trouve deux types de personnalité.

Les premiers sont ceux qui sont fraîchement arrivés. Ceux de la seconde vague. Etant donné qu'avec la taille de l'école avant (à Andrésy), il leur a fallut recruter du nouveau prof. J'ai entendu dire que les paies étaient particulièrement dégueulasses. Mais ça, je ne l'ai qu'entendu dire. Ce qui est un peu en contradiction avec l'enchaînement de Porsche que se paye Chemli. Mais bon ça encore j'en parlerai plus tard. A la carrerra rouge… On la tous vue ! Vous remarquerez qu'au passage, le mec il a suffisamment bon goût pour rouler dans une Porsche rouge. J'arrête là l'ironie. Donc ces profs ne sont pas des Chemlistes convaincus (pardonnez le néologisme, mais il est à propos). Il sont plus du côté enseignement et faire des cours carrés aux élèves. Certains ont essayés. Ceux qui ont réussis se sont barrés. Assez vite.

Et vous avez la fine équipe des profs proches de Chemli, et qui lui sont très liés. Ces profs là on les repère assez vite. Ils sont les oreilles et les yeux de Chemli dans l'école. Et de plus ils sont sa voix, la plupart du temps. Prosélytisme et discours permanent sur la profondeur de ce qu'on apprend à l'IPES, de la valeur des enseignements qui sont uniques… Etc. Ces profs là, c'est des copiés collés de Chemli. Ils ont toutefois une identité, encore à l'époque.

A cela s'ajoute les nanas de l'administration. Toutes super jolies. A l'IPES, il n'y a que des belles gonzesses. Ca rime et c'est vrai. Il faut que j'avoue que j'ai été très marqué par ça. Aujourd'hui, je ne sais que m'entourer de belles nanas. Il n'y pas à proprement parler de finalité sous jacente. C'est juste un contexte dans lequel j'ai appris à évoluer. Et dans lequel j'aime encore évoluer aujourd'hui. Dure la vie…

dimanche 16 décembre 2007

En rose

Pas la vie, mais l'IPES!

Et oui, les photos sont bien réelles, pour ceux qui n'ont pas vu l'IPES comme cela. Aucun montage. Vous voyez bien une bâtisse renaissance, peinte en rose, et mauve aussi.

J'ai montré ça à un pote anglais, en lui racontant un peu l'histoire. Il ma dit : « It's a pimp school dude, or what… » Ce à quoi j'ai ris. Aujourd'hui, le rire est un peu plus jaune.

Donc l'IPES en rose. Une des dernières lubies de Chemli à Avernes, avant qu'il n'aille en préventive.

Autrement dit, il s'est permis de peindre un bâtiment classé, comme cela. Je vous raconte pas la connerie.

Je vous propose donc ces quelques photos surréalistes, de cette école en rose. Au moins, on voit bien que le mec qui tient cette boite, est un peu en décalage avec les réalités de ce monde.

Mais oui, bien sûr, j'y suis… « Que m'importe le jugement des autres, que m'importe ce que cela provoque mon école en rose. Je suis au-delà du jugement, de leur jugement à ces être trop humains. Décadents… Je suis un incompris et personne ne sera jamais à la hauteur pour espérer saisir la puissance de mes idées… » Bla bla bla. Devait-il penser, ce directeur d'école, qui n'en a jamais eu l'air.

Rappelez vous bien du message précédent. N'y foutes pas mes pieds s'il vous plait. C'est plus rose maintenant.

Et voici les photos.

On voit dans ce premier cliché, l'ensemble de l'école. On est un peu au dessus de la cour, et on voit quasiment l'intégralité de l'établissement.

Ce deuxième cliché est pas mal. Un vrai rose, super reposant et qui privilégie l'apprentissage… La blague ce rose.


Cette dernière photo est prise en haut du bâtiment que l'on voit dans la photo précédente, dans la même direction que celle-ci. Un autre point de vue sur l'Amphi.




A bientôt pour des infos plus actuelles...

mercredi 12 décembre 2007

Note sur le bâtiment

L'ancien bâtiment qui a hébergé un temps l'IPES appartient maintenant à des gens qui veulent avoir la paix.


Donc n'allez pas fourrer votre nez sous peine de faire chier des pauvres gens qui n'en ont rien à foutre de votre histoire. Ni de la mienne.


S'il vous plait, foutez leur la paix. Ne cherchez pas à y aller. De toute façon, ça n'a plus rien à voir, et donc aucun intérêt.


Chemli est passé par là. Il ne reste plus rien. Depuis des lustres.

Le Look « ipésien »

Les Filles :
Long cheveux noirs, rouge à lèvres rouge sang, longue jupes noires, en tout cas jupe, les yeux entourés de mascara, souvent chemise, et souvent noire. Les ongles rouges aussi, et une attitude d’une prétention et d’une hauteur, telle que j’ai jamais même imaginé draguer une nana comme ça. Inaprochable la nana. De toute façon, elle ne m’est pas réservée. En tout cas, les nanas proches de, ou dans la clique sont toutes super sexy.

Les Garçons :
Santiag, donc, habillé en noir en général, éventuellement une chemise blanche, long manteau noir, toujours un paquet de gitane internationale dans la poche. Il faut bien sur fumer comme le grand boss! Les cheveux plaqués en arrière, et pour certains, une petite touche de maquillage. Si je vous promets. Il y a quelques stratèges qui se mettent un peu de mascara. Mais le problème c'est que les stratèges, ils sont très souvent avec les élèves (c'est ceux qui font des cours genre journalisme, communication...), et la promiscuité fait que ça se voit, le mascara, sur un mec. Chemli, il est à l'abri sur son estrade. Il peut frime, genre "Regarde mes yeux comme ils sont beaux et profnds...". La grande classe en fait. Quand il est sur sont estrade, ca se devine mais ne se voit pas. Ca a pas fait trop long feu le mascara chez les mecs. Mais quand même, dans certaines occasions, cela se faisait. Par exemple quand les mecs jouaient, ou entre intimes (forcément de l'IPES j'entends).

Je me souviens d’un truc assez drôle : c’est la marque du filet que Chemli utilisait pour laisser ses cheveux ultra plaqués quand il dormait.

Je vous vois venir, "Comment tu sais???" allez vous dire? En fait ça ce voyait sur son front, la marque de l’élastique. Et cela m’a été confirmé par quelqu’un qui l’a vu, elle, de ses yeux. Le look soigné à un point tel, que s’il avait utilisé autant d’énergie à faire en sorte que son école tienne le coup, elle serait encore debout.

Quoi qu’il en soit, le look était très soigné pour certains et certaines, selon une étiquette vestimentaire bien définie. J'ai honte d'avouer que j'ai aussi porté des santiags, un temps. C'est d'un goût...

La cour

de l'établissement. Sous plusieurs angles. On voit tout d'abord l'entrée de l'école. On passe par là pour rejoindre les salles de cours. On arrive dans une entrée trapézoïdale. Il y a un piano. Comme vous pouvez le voir, jaune est la couleur de l'IPES. Jaune et noir. Comme vous avez aussi pu le voir dans la plaquette.

Le gros de la cours de l'école, où tout le monde squat pendant la pause. Cours de récréation j'ai envie de dire. On voit la cafétéria. La terrasse occupe tout l'espace sous les stores, le magasin à droite. Et le bac à sable!



Beaucoup d'élèves réunis dans la cours. On voit un des escaliers pour entrer d'ans l'Amphi, à gauche. Une partie du bâtiment où les cours se déroulent.

mardi 11 décembre 2007

Cassé

"Il s'est fait cassé, il était au bord des larmes."

ou

"Tu aurais entendu, je l'ai cassé, il pouvait plus rien dire"

Etc.

Se faire casser, oui, comme j'ai pu le lire dans un des premiers commentaires, est un terme qui est souvent revenu. Souvent les rapports de force éclataient, soit entre un non convaincu, et un membre de la clique, ou entre deux membres de la clique, ou entre un prof et un élève qui a dit un truc qui a pas plu. Je vais prendre une référence bien discutable quant à la profondeur de celle-ci. Mais qu'importe, j'en ai rien à foutre. Je me prends pas pour un surhomme moi. Hein les mecs! Ceux à qui je m'adresse le savent. Donc ma référence qui tue, c'est le film "Brice de Nice". Film qui est par ailleurs un chef d'oeuvre à coté de ceux de notre directeur de l'IPES. Dasn ce film il y un truc récurrent qui est exactement ce qui se passait à l'IPES. Le niveau volait peut être un peu plus haut dans les débats, mais la problématique reste la même. "Je t'ai cassé..." Quand je repense à ça, je me dis que c'est malgré tout une belle école du combat verbal. Mais c'est tellement ridicule.

Donc se faire casser est, il est vrai, une des punitions ultimes. Alors se faire casser par le boss devant toute l'école, on atteind le sommum. Je suis allé plus loin dans l'humiliation. Mais encore une fois, cela fera l'objet d'un post entier.

Je remarque que j'emploie des termes qui sont pas forcément claires. En tout cas, je me dois de les replacer dans le contexte. De la clique aux ipésiens, je vais revenir juste après sur ces définitions et subdivisions au sein de l'IPES, entre les élèves, les "entrepreneurs stratèges", le profs, l'administration... Quelques précisions, je dois appoter. Mais après quelques photos de la jeune IPES...

L'Amphi

L'intérieur de l'amphi en pleine rénovation. Je ne sais pas quand, mais pas lors de ma rentrée.

lundi 10 décembre 2007

Le discours de FC...

...que j'ai tant promis.

Je crois qu'il va m'être impossible de vous retranscrire un discours de Chemli. Il n'y a que lui qui peut faire ça. C'est trop énorme. Si j'en retrouve, vous serez les premiers au courant ;)

En revanche je peux vous orienter vers un ouvrage, qui se présente sous la forme d'un scénario. Scénario librement inspiré de l'IPES. Très librement inspiré, mais néanmoins basé sur des faits réels. Dans ce scénar, vous pourrez trouver un extrait d'un discours de Chemli. Et c'est exactement ça.

Petite remarque je touche pas de com sur le scénar. Ne voyez pas ce Blog comme une tentative d'aller vous faire consommer encore et encore. Mais c'est le seul moyen que j'ai de vous présenter un discours de Chemli. Du moins pour ce type de discours, comme le premier que nous avons entendu. En revanche j'ai des souvenirs précis de certains de ses cours. Le scénar est intéressant. Il plonge dans une certaine angoisse… Pas mal du tout, ça vaut le coup.



Voici les liens où vous pourrez le trouver. Le nom du scénar c'est "L'INSTITUT".


Ou alors là.

Je réserve plein d'autres surprises.

Merci aux deux ou trois personnes qui me lisent.

La plaquette - Tout

Voici donc l'intégralité de la plaquette. J'ai effacé les noms. Je ne les donnerai pas, même off.

****************Lien supprimé****************


Bonne lecture.

dimanche 2 décembre 2007

Plaquette suite II



Il n’y a jamais eu de manuel scolaire rédigé par les élèves. Ni même par les profs. On travaillait avec des bouquins de cours traditionnels et des photocopies.

Si il y avait un manuel scolaire édité par l’IPES, il était constitué de deux photocopies données par semaine.

Et puis l’Enseignement Assisté par Ordinateur, j’en ai jamais vu la couleurs. Il devait y avoir trois PC qui ont finis à l’administration.

En fait le plus important des points est l’avant dernier. Où il est clairement dit que l’on va produire des spectacles. En fait, comme je l’ai déjà dit, tout était mis en œuvre pour la production de ses pièces de théâtre.

Dans le prochain post je mettrai en pièce jointe l'intégralité de la plaquette. Mais je continuerai à commenter les passages les plus intéressants.

Point

Un petit point, avant de continuer, ou plutôt d'embrayer, de passer la seconde et de mettre le pied dedans. Vous allez voir comme ça va loin.

Pour vous donner les thématiques générales qui seront abordées par la suite, laissez moi vous dire que tout cela a trait avec des évènements sordides, glauques, où se mêlent escroquerie et arnaques de loosers, manipulation, torture mentale, folie, déchéance, sectarisme, humiliations, destruction de l’individu, tricherie, mensonge, exploitation de mineures... Et j’en passe malheureusement.

Il est vrai que pour l’instant, vous ne pouvez que me croire sur parole. Mais je vais étayer chaque chose par des articles de journaux, par mon expérience dans cette école.

Aujourd’hui, l’IPES, c’est un peu plus d’une demie douzaine de personnes qui vivotent dans un coin en Europe, sans que l’on ne sache trop où. Plus quelques invétérés frustrés de ne plus être dans cette fantastique aventure (pardon pour l’ironie). Un peu à l’image des agents secrets dormants que l’on voit dans les films d’espionnage. Je vous donnerais plus tard les adresses pour les identifier. Vous verrez, c’est des minables.

L’IPES ce n’est plus rien aujourd’hui. Du vent, des promesses envolées, des mensonges qui ont construits (détruits en fait) plus d’un (et plus d’une d’ailleurs).

L’IPES n’existe plus.

A propos. Je vous ai parlé d’un Blog, au début de celui-ci. Un Blog qui m’a fait réagir. Voici donc son adresse, pour ceux qui ne le connaissent pas déjà :

http://faychemli.blog4ever.com/

Ce Blog a été fait par Chemli. M’a dit un de ses proches qui ne l’est plus aujourd’hui. Attention la frime et la prétention. Allez voir, si vous connaissez pas, c’est l’hystérie.

Pareillement je commenterai ce Blog, à l’avenir. Si vous avez des questions, vous connaissez mon mail !

Un petit point, donc, pour vous dire que cette histoire, bien qu’elle se commence sous des allures assez rose, plonge dans le sordide, le dégoûtant, le répugnant, l’ignoble, le malpropre,l’immonde, l’abject, l’infâme, l’infect, le sale, le nauséabond, le bas, l’obscène, le grossier, l’impur, le vil, l’ordurier, l’innommable, le fétide, l’inconvenant, l’immoral, l’indécent, le cochon, le puant, l’ignominieux, l’écoeurant, le malhonnête, et j’en oublie.

J'oublie un dernier truc. J'ai pu voir quelques films que la troupe a commis. Chacun mérite un post. Ca mérite vraiment que j'en parle.

Plaquette suite 1


Tout d'abord le sommaire. Au moins vous saurez à quoi vous attendre. Ici, je ne vais vous proposer qu'une seule page qui contient du texte vraiment intéressant.


Je ne sais pas trop quel est le sens conret de Ecole Village. En tout cas c'était une école dans un village. Où j'ai su par la suite qu'effectivement il y a une vie de village à l'IPES. On y vit. On y apprend, on y mange, et pour certains on y dort. Mais ça, c'est dans un lointain post.



Première page: la lettre d'un parent. Soi disant. Ouverte. Oui, pour eux. Un exemple concret de cette rhétorique régnante qui contamine tant les élèves, que leurs parents. Surtout pour ceux qui sont le plus investis dans l'école. Financièrement j'entends.

C'est marrant comme le positionnement et la description sont quasi exclusivement relatifs aux autres, à ce qu'ils font.

La phrase du cinquième bullet point (tiret) qui dit : « … la machine tourne rond et les machinistes tournent en rond ». Expression même de cette rhétorique que j’évoque au dessus. Je crois que de la même manière cette rhétorique fera l’objet d’un message entier. Cette rhétorique se base aussi sur l’emploi de métaphores. Continuellement des images sont prises pour « stigmatiser » les arguments de chacun. Or souvent les raisonnements continuent en se basant sur l’image, amenant à des conclusions qui ont plus trait à l’interprétation qu’à celle d’une véritable démonstration, si le débat ne plonge pas dans l’absurde. La rhétorique métaphorique de l’IPES…

Bien sur la fin est pompeuse à souhait: "… Car ce sont eux qui la font."

Mes commentaires se limitent à ceux-ci. Je vous laisse lire cette lettre de parent, et prépare la suite.


C’est parti pour la première session en Amphi

La première d’une longue série.

Donc on se lève tous pour y aller dans cet Amphi que je ne connais que de l’extérieur.

Tout le monde est entraîné par une marrée d’élèves se ruant vers l’amphi. On se retrouve tous regroupé en bas des escaliers, entrant par classe dans l’amphi, les sixièmes en premiers puis les cinquièmes, etc. Au fond les vieux. Alors que vient le tour des quatrièmes, notre tour vient pour rentrer dans ce grand Hangar complètement réaménagé et réhabilité en Amphithéâtre, pour pièces de théâtre et autres cours de philosophie. Et en l’occurrence, notre première entrevue avec Chemli, le mec à l’origine de tout ça. Nous nous approchons d’un double escalier en pierre, menant à deux portes battantes. Les élèves les plus anciens, quasiment tout ceux qui sont habillé de noir et les cheveux gominés en arrière, sont là à nous orienter pour entrer dans l’amphi. J’arrive donc en bas d’une immense salle, éclairée par des lampes dirigées vers le plafond. La salle est entièrement rouge. Il y a près de 300 places, 300 fauteuils rouge sang, La salle elle-même est entièrement tapissée de rouge. Du même rouge que celui des fauteuils. Puis les murs et le plafond. Assez impressionnant avec l’éclairage, la forme pentue, qui remonte vers le fond de la salle, avec la régie derrière, les ipésiens formés à l’éclairage et au son (dont ArnaudM), - et formatés « IPES » - jouent avec l’éclairage de la scène, vide, avec au centre une table, un micro sur pied, une chaise et un cendrier. Nous rentrons, les files se remplissent peu à peu. Avec ceux de ma classe je suis un peu après le milieu de l’amphi. Devant tous les fauteuils, au bas de la scène, sont attroupés tous les professeurs, et tous les entrepreneurs stratèges (les ipésiens !), certains élèves, les yeux rivés vers la scène toujours vide.

Quelques minutes après que tout le monde soit rentré, SandraW ferme la porte derrière elle, glisse un mot à GeorgesP, qui monte sur scène, d’un bond, plein d’assurance dans son trois quart noir, prend le micro pour nous annoncer que Monsieur Chemli va arriver.

Des soupirs d’exclamation retentisse de devant, puis les applaudissements arrivent. Applaudissement qui se transforment pour arriver à un battement à l’unisson, un acclamation, une ovation. Et une rumeur se lève, une mélodie assez entraînante et enivrante, et peu à peu elle monte pour donner : « … qui nous fais ça… C’est Chemli qui nous fascine, … , c’est Chemli qui nous fait ça … », et les mains continuent de battre de plus en plus fort, auxquelles se joignent les élèves. C’est parti. La pression monte, les élèves, nous tous commençons à prendre le rythme. Tant avec les mains qu’avec la voix. Sans savoir…

Je dois avouer que mon enthousiasme est assez inférieur à la moyenne de cette hystérie collective mineure montante. Je bats négligemment des mains, bredouillant l’air, en observant l’ensemble de la scène qui se présente à moi. Cette scène, pour ainsi dire devant nous tous vide, minimale, comme si on allait nous faire un cours. Ce par terre de profs et autre ipésiens au bas de cette dernière, et nous tous, assis face à elle.

Voila ma rentrée de quatrième. J’arrive pas à me rendre compte si c’est atypique ou pas. Si oui, c’est ma scolarité entière qui a été impactée par l’atypisme !

Les applaudissements montent, quand du fond de la scène, une silhouette apparaît, les spots du fond empêchent de voir clairement. On est comme assis au fond d’une caverne à ne distinguer qu’une ombre qui arrive vers nous.

Peu à peu cette silhouette prend forme. Un long manteau noir, les cheveux plaqués en arrière, puis on distingue un costume, clair, un chemise noire, dont les trois premiers boutons sont ouverts, et des santiag. Des Santiag avec le talon biseauté, le bout pointu,qui remonte en l’air. LA santiag.

Ca vaudrait presque un message entier, la santiag. C’était assez énorme. LE trait caractéristique commun à tout ipésien. Elément de mode incontournable au sein de cette école.

Je dois même vous avouer en avoir porté un temps. Pas très long le temps, mais significatif. J’ai honte mais je l’avoue, j’ai porté ces bottes immettables aujourd’hui. Putain, comment j’ai pu mettre ça !

Donc Chemli arrive dans son beau costume, tout sourire, tous les regards rivés sur lui, dans un tonnerre d’applaudissements et de chants frénétiques. Il prend son micro, le tapote pour voir si il y a du son.

La Plaquette de l'IPES Intro







Je ne vais pas poster la plaquette d'un traite, mais feuille par feuille, avec mes commentaires et une description de la réalité sous jacente à cette présentation qui est un cours de marketing à elle toute seule.

Une petite introduction où je me permets de placer les premières de couverture, avant de passer à des posts un peu plus concrets.












J'en profite aussi pour faire une autre remarque, ou une requête plutôt. Si vous avez de quelconques documents relatifs à l'IPES qui ont toute leur place dans cet exposé, n'hésitez pas à m'en faire part. Pour ce faire envoyez moi un email à l'adresse postée plus bas, on nous verrons comment procéder.




On va rentre dans l'Amphi maintenant.







vendredi 30 novembre 2007

Plaquette

Avant de rentrer en Amphi, j'aimerai présenter la couverture de la plaquette de l'IPES en 1988, lorsque j'y suis rentré.
Je publierai l'intégralité plus tard.



Tout le reste très bientôt!

dimanche 25 novembre 2007

Lourd

Sous forme de parenthèse, je posterai dans ce blog au fil des souvenirs qui me reviennent à ce sujet là, les mots privilégiés de l’IPES. On peut s’apercevoir que dans tout milieux, il y a un vocabulaire propre à ce milieu et à ce qu’il véhicule. Donc, a fortiori, à l’IPES, on peut retrouver un lot de mots clé qui sont repris, par tout le monde, tout les jours, durant les conversations qui opposent chaque ipésien. Et quand je dit oppose, je pèse mes mots.

Donc lourd...

« T’es lourd » ou « c’est lourd » sont deux qualificatifs négatifs (vous vous en doutez;) souvent attribués aux événements, ou individus qui sont tels que cela. Tout le monde sait ce qu’est quelqu’un de lourd. Mais à l’IPES, on peut y associer quelques qualificatifs supplémentaires. Par exemple, quelqu’un qui va contredire la parole de Chemli, sera « lourd » si il insiste, et trouve des arguments qui valident sa thèse.

Donc le « t’es lourd » est une insulte intermédiaire pour montrer à l’autre que l’on est pas d’accord. Et qu’il se trompe. Le tout avec un coté soit méprisant, soit futile et léger de la petite insulte qui relève plus du clin d’œil que de la véritable insulte. Assimilable au « t’es con », ou au « t’es bêêête », si souvent entendu dans la bouche des nanas que j’ai pu rencontrer.

Donc voici ce premier mot récurrent, entendu et répété, durant ces presque 5 ans.

Bientôt, un prochain mot. Dès que je m’en rappel...

mardi 6 novembre 2007

Et voici comment nous allons travailler...

Pas vraiment comme les modèles imposés. Dois-je avouer. Mais je laisse la parole à GeorgesP.

"Tout d'abord on part du principe qu'il faut avoir envie d'apprendre pour apprendre. Et avant de vous apprendre, on va vous donner envie..."

Quelques sourires.

"Sans rire les enfants, C'est dans cette dynamique que s'inscrit cette école. Cet institut, ou l'IPES plutôt. Ici, comme vous avez pu le remarquer, il n'y a pas que l'école qui soit mise en avant. Vous avez aussi le Théâtre. Et du théâtre partent tous les autres arts. C’est une activité centrale dans l’école. Mais on en parlera plus tard du théâtre. Donc, pour l’instant, le théâtre, pour l’art et les autre activités qui vous sont proposées ici. Comme par exemple la peinture, la sculpture pour les décors, la danse, le jeu de scène, la photographie, tous sont représentés."

"Et le cinéma? ...", dit un des élèves du fond de la classe. Rires discrets dans la classe.

GeorgeP reprend comme pour répondre à une attaque mais en conservant un tel calme qu'il se ressent dans son ton.

"Non, mais oui en quelques sorte puisque AlexandreDLH vous donnera des cours d'audiovisuel et de techniques cinématographiques. Son matériel sert à filmer les représentations des pièces que l'on joue dans l'Amphi. Donc, le cinéma aussi en quelque sorte! N'est ce pas?" Adressant ce "N'est-ce pas?" à l'élève qui a posé la question. Il ne répond pas.

"Donc pourquoi je vous dis tout ça? Car cela définit le cadre dans lequel vous allez travailler. Ici, nous allons vous permettre de réussir vos études tout en associant une pratique artistique, ou sportive – Vous avez vous le parc, le terrain de foot- ; avoir une activité, en plus de vos cours ou vous allez trouver un certain épanouissement. Et de cela, vous verrez, même pour les plus réfractaires à l'apprentissage, leur appétit changera. C'est ce que je me tue à vous dire. Ici, c'est différent. On est pas là pour vous faire chier, mais pour vous apporter de quoi mieux vous chercher, et peut être vous trouver"

Discours qui est souvent revenu.

"Je vais vous expliquer comment fonctionne la repartition des élèves par classe, et ce que veulent dire les deux initiales RAR et ELS. Les premier c'est Recyclage, Assistance, et Rattrapage. Autrement dit la classe des élèves qui apprennent un tout petit peu plus lentement, qui sont un tout petit peu plus dissipé."

Bien qu'à l'IPES, il n'y a jamais eu de problème de discipline, autant que je me souvienne. Les RAR, c'était les glandeurs en fait. A l'image des classe A pour les meilleurs, B, les un peu moins bons, C pour les gros fainéants, etc.

"Et il y a les ELS. Economie, Lettre et Science. La classe qui avance le plus vite, et qui va plus loin que le programme. Le but, c'est que tout le monde soit en ELS. Car il est possible de changer de classe. Au besoin, un ELS peu aller en RAR pour revenir au niveau et parfaire certains détails qu'il aurait négligés. Pour ensuite revenir en ELS. Pareillement, un RAR peut travailler suffisamment pour finalement aller en ELS car il s'est mis au nouveau et veut avancer vite."


La réalité est toute autre. Effectivement les ELS c'est les bons, et par bons il faut entendre les moins mauvais, et les RAR c'est ceux qui sont vus comme ceux qui ont un tout petit peu plus de mal. Mais le niveau de l'enseignement à l'IPES est tel que un bon ELS était un élève moyen dans le public. Alors que le discours qui est tenu est différent. Mais bon, il me semble que plusieurs s'en sont sortis grâce à l'IPES avant que cela ne parte n vrac. Certaines personnes ont été sauvées. Mais combien d'autres noyées? 10 fois, 100 fois, ... ?

"Donc vous comprenez le fonctionnement, il y a des classes qu'il ne faut pas appeler de niveau, car ce n'est pas le principe, mais plutôt de rythme. Les choses seront faites de manières adaptées selon les deux sections. Selon le rythme d'apprentissage de chacun. Vos professeurs, et vos cours vous seront dédiés. Il n'est pas question de se conformer du début à la fin au programme, avec pour seul objectif de le boucler. Car à force d'être obsédé par le programme, on oublie de poser la question aux élèves: "Vous avez compris? ... " Et bien souvent non. Je vais parler autant pour moi que pour les autres profs: le principal objectif, c'est que vous compreniez ce qu'on vous apprend. Que vous le compreniez, et ce, au pied de la lettre! Comprendre c'est prendre avec soi. Vous allez prendre avec vous ce qu'on va vous apprendre ici. Vous allez l'intégrer, parce que vous en aurez eu envie. On ne va rien vous faire "ingérer", comme on peut le faire dans d'autres endroits bien classiques.... Vous voyez ce que je veux dire..."

Affirmation pour sous entendre que ce qu'on fait à l'éducation nationale c'est de la merde, et qu'ici on va t'apprendre à apprendre et à aimer ça. Et si quelqu'un avait clairement dit ça, ou posé la une question dans ce sens, il y aurait eu tout un tas de justifications du type "Ici, c'est pour ceux qui ne veulent pas rentrer dans le moule. Ceux qui sont différents et qui se le font reprocher. Ceux qui n'arrivent pas à se plier à une éducation (et encore) trop rigide et qui ne met pas en avant l'individu..." Etc. J'en passe et des meilleures. En un sens c'est pas faux. Il y a là tout ceux qui ont un peu de mal soit à l'école soit à un niveau plus profond (social, intellectuel) parce qu'il fallait voir le brochette d'élèves. En fait tous avaient au moins un petit problème dans la vie qui les a mené ici, à l'IPES. Mais en fait c'est la vérité pour tout le monde, donc, dans l'absolu, il n'y a pas grande différence. Mais être à l'IPES, c'était forcément qu'il y avait un truc. De la baston avec des profs, au jemenfoutisme total en cours, en passant par les rêveurs et les habitants de la lune, jusqu'au mec qui n'a pas 18 et que ses parents veulent au top. Le seul truc que ce mec ait appris dans sa scolarité, c'est de dire à ses parents d'aller se faire foutre. Car tel savoir était aussi enseigné dans cette école. Ecole?

Pour l’info, le narrateur est resté en ELS de la quatrième à la terminale. Comme quoi, c’est vraiment de la merde ces classifications… Mais je parlerai de moi plus tard, car c’est pas très intéressant. En tout cas, dans cette totale nouveauté, j’écoute et je suis assez surpris de ce contexte. Ma surprise s’est transformée en sentiment de satisfaction de par le type d’école dans laquelle je suis passé. Puis ce contentement général en d’autres choses…

Et maintenant, comment on va travailler.

« Donc, maintenant, passons à la manière de faire, pour les cours. Vous aurez deux types de cours. Les premiers sont des cours plus théoriques, ou vous apprenez ou révisez les chapitres qui sont à votre programme. L’objectif du professeur est de vous faire comprendre de quoi il s’agit, d’interagir avec vous pour alimenter le contenu du cours. Et donc, son objectif au prof c’est de vous faire comprendre ce que vous devez savoir. Certainement pas de boucler son programme et de boucler un nombre prédétermine de page à chaque heure de cours, qui commence et fini à la SONNERIE… Vous voyez ce que je veux dire. On est là pour vous donner envie de savoir. On est pas là pour commencer un cours quand « ça sonne », on est pour vous apprendre plein de choses. Vous verrez qu’il est plus important pour un prof que tout le monde est compris que de finir exactement à l’heure son cours. »

Les cercles des poètes disparus qui est sorti deux ans après que je ne sois rentré dans cet établissement, a doucement fait ricaner beaucoup de monde. Comme si c’était exceptionnel que certains élèves se lient à un prof, suivent son enseignement, se lèvent en cours, applaudissent le prof… Pour tout le monde, c’était genre, « Hé, les mecs, nous c’est tout les jours que ça se passe. » Et c’est pas faux. Mais un peu quand même. Du moins, sans la même spontanéité et la même innocence.

GeorgesP reprend.
« Je vais vous parler de la seconde manière dont vont se passer les cours. Vous allez avoir, avec soit d’autres profs, soit avec celui qui vous aura fait le cours, des sessions d’apprentissage qui ressemblent assez au Travaux dirigés en fac. On a appelé ça la « Recherche ». Autrement dit, en partant de documents qui traitent de ce que vous avez pu voir en cours (Magistral ?), c’est vous qui allez travailler et mener un travail de recherche, selon un problématique qui sera posée par votre prof. Autrement dit, vous fournirez un véritable travail de recherche, avec votre professeur. Des questions ? »

Quelques questions d’élèves sur les profs qu’ils auront, les emplois du temps, et autres conneries essentielles au bon déroulement des cours dans une école. Des questions à la con pendant un quart d’heure. Un brouhaha naissant, quand, un élève, habillé entièrement en noir, les cheveux gominés plaqués en arrière, frappe et rentre dans classe, pour intervenir en s’excusant auprès de GeorgesP, lui glissant un mot, GeorgesP acquiesçant, l’élève nous fait face et s’adresse à nous, l’air surexcité et un sourire jusqu’aux oreilles, nous disant qu’IL est là, et qu’IL va nous faire une présentation en Amphi. Un cours d’autres ont pu dire en se levant.

Donc Chemli va nous parler dans l’Amphi.

samedi 3 novembre 2007

Comment est né l'IPES

GeorgesP reprend et part dans une histoire de quelques amis de fac, qui sortant dégoûtés de leurs études ont envie de changer les choses et de proposer leur méthode d'enseignement.

"Donc au début, on est une demie douzaine. Il y a FayC, le premier à l'origine de l'idée, le moteur de cette aventure, il y a ChristopheB, qui lui s'occupe des lettres et de l'histoire, il y a BriceN, pour l'économie, AlexandreDLH qui lui vient de l'audiovisuel, et moi pour les maths. Bien que je peux enseigner chacune des autres matières jusqu'à la terminale, moi j'ai pris les maths parce que personne voulait le faire.."

Quelques rires et gloussements épars.

"Il y a aussi SandraW, qui elle nous aide dans l'administration de l'école. L'institut en fait. D'autres nous ont rejoins dans cette aventure. Vous avez MmeG pour l'Anglais" Et quelques autres que j'oublie.

(sa fille est dans l'école et finira mariée à un des profs pour pouvoir bénéficier d'une émancipation précoce... Autre histoire un peu plus loin.)


"On s'est donc tous retrouvé pour construire une nouvelle école, où l'enseignement n'aurait pas cette connotation si "saignante" "

(GeorgesP joue sur le jeu de mot et ça prend pas mal. Sans rire, je m'en souviens encore clairement aujourd'hui. On a quelques rires par ci par là. Les élèves, non les ipésiens sont bien contents de ne pas avoir l'impression de retourner dans une école comme une de celle de laquelle ils sortent, pour arriver ici, à Avernes)

"En fait ce qu'on a véritablement voulu faire, c'est ça!" GeorgesP montre tout autour de lui avec de grands gestes doux, le regard se perdant au loin. "C'est ça que nous voulions faire, et nous y voila aujourd'hui" toujours en embrassant la pièce, nous tous, l'école, le parc, le village....

"En fait comme je vos le disais juste avant, bien que cela vous ait fait rire, ce n'est pas loin de la vérité, puisqu'on a commencé avec trois élèves. Puis nous avons mis les choses en places, nous avons recruté des profs, qui somme vous avez pu le voir, ne ressemblent pas trop à des profs"

(Alors là vrai. Les profs: tous plus ou moins proches du style: habits noirs, santiag (et si!), chemise ample, deux voir trois boutons ouverts, les cheveux si ce n'est gominés en arrière, c'est mi long, tombant, pour mieux donner l'air de penser... On les reconnaissait les profs. On pouvait confondre des élèves tous justes sortis de l'IPES, mais restant y travailler avec certains profs, étant donné l'âge avancé des premiers, pour être des lycéens, et la jeunesse des seconds, fraîchement sortis de math spé. Donc oui, les profs ne ressemblent pas à des profs.)


"C'est petit à petit que l'école s'est construite. Peu à peu on est arrivé à ce qui est aujourd'hui: une équipe d'une vingtaine de profs, autant d'entrepreneurs stratèges, et quelques stagiaires parmi les élèves".

"Maintenant que je vous ai un peu présenté l'école, je vais vous présenter comment nous allons apprendre ici. Comment on va étudier les différentes matières qui nous sont imposées par l'éducation nationales. Et vous allez voir que la méthode est différente".

Et la méthode fut différente. Très.

jeudi 27 septembre 2007

Donc Georges P prend la parole...

...face à nous tous, élèves de quatrième un peu apeurés et impressionnés par cette école. En tout cas moi! Pas apeuré en fait, mais plutôt fasciné par l'atmosphère, par la forme selon laquelle tout commence. "Les enfant, enfin vous comprenez qu'on vous attend!... Bravo..." (Sourire au lèvre) "En même temps c'est normal. Vous ne savez pas comment on fonctionne ici." Pause. " Comme vous avez pu le voir, personne n'a demandé le silence, ni même haussé la voix pour l'obtenir. Pensez à ça, ça va vous aider à comprendre un peu mieux comment ça marche ici. Personne n'a le rôle de censeur, ni de surveillant général. Ca n'existe pas à l'IPES." Et c'est vrai. Pas de surveillant général. Pas de surveillant tout court. Pas de surveillant au sens propre du terme où le mec est là à "surveiller" et à coller, punir, etc., les élèves récalcitrants. En fait la majorité des élèves étaient récalcitrants. Un peu le principe de l'école, je rappelle...



Le principe de surveillance et de régulation des élèves est présenté dans ce qui suit. GeorgesP continue. "Ainsi, vous allez découvrir une école dans laquelle on ne privilégie pas les résultats et les diplômes, mais plutôt l'épanouissement de chacune et chacun. On est tous ici un peu pour cherche sa voie. Chercher sa voie dans un cadre ou la répression n'est pas le premier article du règlement de l'établissement. Permettre à chacun de cherche vers quoi il veut tendre sans qu'il n'y ait la pression de l'éducation nationale pour exiger des résultats. Ici, on vous permet de faire vos études au lycée et au collège, de les réussir, mais en apprenant différemment. Et ça commence par le cadre dans lequel nous allons tous évoluer. "


GeorgesP nous regarde, l'air satisfait de ce qu'il a commencé à dire. Un élève à coté de lui lui adresse quelques mots, qui me sont inaudibles. GeorgesP toise d’un regard le jeune élève pour rire quelques instants après. Le rire de quelqu'un qui vient d'entendre une blague d'un goût déplacé.


GeorgesP reprend la parole. « Bref... Je veux tout 'abord vous parler de l'autodiscipline L'autodiscipline est une manière de gérer un endroit dans lequel on vit et évolue sans avoir sans arrêt des chefs qui vous engueulent en vous disant quoi faire. L'autodiscipline. C'est la manière dont fonctionne l'école essentiellement. On a ouvert à Avernes, cette année, après avoir quitté Andrésy. Et avant Eragny. Nous sommes maintenant près de 300. L'année d'avant nous étions 30. Encore avant17, puis 12, … 3, et enfin 1. Moi. »

Rire...

"En fait c'est presque vrai. Puisque vous savez que au départ de l'école est M FayC. Un jour il nous a parlé d'un projet d'une école pilote, mélangeant études et théâtre, art, et philosophie."



Remarque 1

En fait je vais utiliser des prénoms pour les personnes dont je vais parler ici.

C'est plus simple à écrire pour moi, et à lire (pour les deux ou trois personnes qui liront ce texte).

En revanche, si vous vous reconnaissez et vous sentez offensé par le contenu, et bien allez vous faire foutre... Non, pardon. Si tel est le cas, envoyez moi un mail à cette adresse:
h618033
gmail
point
com


Je verrai ce que je peux faire.

lundi 17 septembre 2007

Présentation en amphi

Ca commence dans la cours. On tous les élèves réunis dans la cours, ainsi que les profs et le staf du bahut. Un peu plus de trois cents personnes.

A centre de la grande cours mi gravier mi herbe, un grand bac à sable circulaire. Peu à peu les profs créent des points de rassemblement par classe. les membres du staff font le tour de la cour pour ordonner le mouvement, et diriger les élèves vers leurs groupe respectifs.

Nous nous rassemblons, nous les quatrièmes avec un prof et un seul mec du staff. Un des jeunes qui fait partie de l'école, mais qui a des responsabilités. Le coté élèves qui dirigent l'école prend forme. Première chose qui est exigée de nous: faire un rang. on y parvient tant bien que mal, une fois rangés, nous nous dirigeons vers l'entrée du bâtiment. Entrée que je vais prendre pendant les quatre prochaines années. On entre donc dans un vestibule pavé de céramique de mauvais goût. Jaunâtre pointillé de noir. S'enchaîne un couloir en vieux parquet, où les portes se succèdent alors que nous progressons. Sur les portes je remarque que sont inscrits des noms de philosophe. On commence par Plotin, puis Descartes, Bergson après l'escalier, puis devant Nietzsche, pour arrive dans la salle, qui est suffisamment grande pour être appelée un amphi, la salle Socrates. On entre donc à 50 dans Socrates, avec GeorgesP et ArnaudM. On s"installe dans le bordel et le bruit, bien vite calmés par la voix tonitruante de GP.

Grande salle peinte en blanc avec une citation au mur. Je ne me rappelle plus laquelle, mais un truc court, fort, pour faire réfléchir, tu vois ce que je veux dire? Genre "Ce qui ne me tue pas me rend plus fort", Friedrich Nietzsche. Le nom super bien calligraphié, par un des sbires de l'école, un des élèves qui se démarque par sa tenue, par sa présence, par son activité, ceci durant 'été où j'ai vu l'école arriver.

De vieux radiateurs en fonte, eux aussi blancs. Tables et chaises en placement libre. A 50 on tient tous.

Par les fenêtres on voit le parc. Une claire journée de fin d'été pour cette rentrée.


Plusieurs minutes s’écoulent dans le brouhaha que nous produisons. Je suis vers le fond de la classe mais me tiens bien. Attentif, je vois Georges P et Arnaud M en tain de nous regarder en silence. En fait je me dis qu'ils attendent qu'on arrête ce bordel et qu'on se dispose à les écouter. Je vois juste. Peu à peu une rumeur sourde court dans les rangs genre "Chut,.. ils nous attendent...". Puis le silence se fait.


GP prend la parole.

vendredi 14 septembre 2007

Ce que je m'attendais à trouver...

n'a au final dans le fond rien à voir avec la réalité. Dans la forme si peut-on dire, mais pas dans le fond.


Je commence donc par présenter ce à quoi je m'attends, à cette rentrée 1988. (Entre parenthèse sont les commentaires qui me sont personnels, actuels, et dont leur présence n'a pour but que de préparer à la suite)


L'IPES va venir s'installer dans mon village, entends-je donc pendant l'été. L'IPES une école, collège et lycée, de la sixième à la terminale.


Cette école est née d'un projet entre un groupe de pote de la fac, qui ont eu envie de monter un projet pédagogique ensemble, dans le but de construire une école, autrement. (Tu m'étonnes...)


Une école où les élèves se sentiraient bien pour étudier et vivre, car argument majeur: on y passe huit heures par jour, donc tant qu'à faire autant être bien dans cet endroit! Ce qu'on eu envie de faire ce groupe de pote. (Et à ce niveau ils ont réussis sur quelques points de vue, mais pas sur d'autres).


Une école on est autant là pour apprendre que pour découvrir par soi même. Passer dès la sixième (donc la quatrième pour moi) à travailler selon une méthode non pas passive, mais active. Concrètement? Par exemple en histoire, on part de différents documents pour analyser une période à partir de ceux-ci. En math? On prend des exercices sans avoir fait le cours, et il se construit (le cours) par nécessité de résoudre l'exercice. En anglais? On prend un texte (en lien avec un cours d'histoire) et ainsi on le traduit et l'analyse, le tout en anglais, pour finir par le commenter. C'est clair ou il faut encore des exemples?




Une école où la barrière entre prof et élève n'existe pas. Ou du moins est abolie. Bien sur, sans oublier le respect dû au profs. Ce qui a toujours été. Jamais de pantalonnade à se taper dans le dos avec un prof. Bien au contraire. Le vouvoiement est de mise. Mais pas des profs aux élèves.




Une école où ce sont les élèves qui la gèrent. Où l'autodiscipline rêgne. Les élèves sont maîtres de l'école.


"Le cercle des poètes disparus" Le film. On se souvient tous. Le prof rebelle, il emmène avec lui une bande d'élèves, le tout sous une trame dramatique. En fait l'idée à l'IPES, c'est de faire paraître ce film comme un embryon de velléité de révolution (de l'éducation, de l'apprentissage) face à la réalité de ce que l'IPES à comme but. C'est dire!


Voila un peu le fond. Eduquer, mais parce qu'on le veut bien. Il y a dès le début de l'IPES comme une velléité de pousser à la révolte cette population d'élèves contre le système dans lequel ils sont. Mais insidieusement, c'est sous entendu dans le discours. Je m'en rends compte avec le recul que j'ai aujourd'hui. "Refusez la normalité"; "Arrêtons de se conformer" ... J'en passe et des meilleures


La forme? Un grand château qui va accueillir environs 300 élèves pour la rentrée 1988. Des salles de classes avec du vieux parquet, des tableau noirs, tous obligé d'écrire à la plume avec un encrier, chaque prof a sa salle, les élèves se déplacent. Les cours sont répartis en deux catégories. Un peu comme à la fac. Il y a les amphis et les td. Amphi: un des profs fondateurs de l'IPES y fait son court. Je parlerais de beaucoup d'eux plus tard. Les TD: soit le prof de cours magistral, soit un autre mec, qui est soit aussi un des vieux de la vieille, soit un des jeunots premiers participant de l'IPES. Mais ce sont détails qui sont concrètement apparus dès la rentrée, alors que ce n'était pas clair dans la présentation, avant que je n'y entre.


Voila en gros ce à qui je m'attends du haut de mes treize ans.


Et pour ne rien cacher, je me dis: "Ca a l'air pas mal ce qui s'annonce!". Oui, en un sens ça l'a aussi été.



Donc avant que je n'entre dans la description de ce que j'y ai trouvé, l'IPES, tout ce qui précède montre ce que je dois m'attendre à trouver dans ce lieu, avec ces gens.


Dans la suite, je reviens à la présentation en amphi par groupe, où nous les quatrièmes étions environs 50.

L'entrée en quatrième....

S'annonce différente d'une rentrée classique, dans une école qui semble sortir des méthodes traditionnelles, dans un cadre agréable.

En arrivant à l'école, un rituel commence, et qui durera 5 ans: la valse des bus qui rapatrient les élèves, soir et matin, dasn un sens et dans l'autre. 5 gros cars scolaires bondés se déversent. Une foule d'élèves, qui n'a de singulier que le fait qu'elle est rassemblée aux porte d'un château qui héberge une école. Foule Hétéroclite d'élèves qui entrent dasn l'allée du chateau. Gros bordel qui s'organise dans la cours, les élèves répartis par classes générique - les sixièmes avec les sixièmes, etc. - avec pour chaque groupe d'élève entre deux et trois professeurs, dont certains semblent étonnament jeunes. Bien que se prenant très au sérieux, leur rôle semblait flou. comme tant d'autres choses par la suite!

En tout cas l'école se présente comme suit:



Ainsi nous voila répartis dans des grandes salles pour une présentation de l'école.


Mais avant de présenter celle des professeurs et autres intervenants, qe je décrirai plus tard, je vais présenter "la Plaquete de l'IPES", selon ce qui m'a été dit tant à l'entretien d'entrée dasn l'établissement que par ce qui est préenté dasn la plaquette.

Malheureusement, je ne dispose que de ma mémoire pour présenter cela.

Mais heureusement elle est encore assez vivante.


Donc, à venir, ce que je m'attendais à trouver à l'IPES...

mardi 11 septembre 2007

L'école

J'ai passé mon cm1 et cm2 dans l'école primaire de Avernes, le bled où j'habitais alors. Village en pleine campagne à 50 bornes de Paris, en gros. Mais la pleine campagne, n'est pas exagéré. 1200 habitants dans le village. Un tiers d'agriculteurs (j'exagère peut être un peu), le reste entre les fonctionnaire du coin et la petite bourgeoisie provinciale.

Je passe donc ce cm1 et ce cm2 avec d'autres gamins, dont, certains provenant d'un orphelinat, situé dans le village. Cet orphelinat est important pour la suite. Cemômes vivent donc dans cet orphelinat, très mystérieux pour un gamin comme moi à l'époque. C'est une grande batisse qui porte plus le nom de chateau qu'autre chose.

Voici une vue de dessus.

Merci à Geoportail, accessible sur le site de l'IGN

Donc grande batisse, où vivent plein de mômes, dans un endroit sympa, bien que dans une condition discutable. Mais c'est un autre débat (je vais le dire souvent ça!).

Ainsi passe mon primaire dans ce bled. Mais peu à peu, l'orphelinat se vide et est abandonné. Et qui est ce qui s'occupe quelques années plus tard de cet établissement? Un certain FC, directeur de l'école IPES. Où IPES signifie ce qui est dit en sous titre de ce blog.

Je finis ma cinquième en tête de la classe sans rien foutre, alors que la rumeur de cette école qui va s'installer dans le village tourne entre nous, les villageois.

Cette rumeur se voit confirmée, alors que durant l'été, je vois des gens inconnus pour l'instant dans le village, des jeunes genre 18 ainsi que des plus agés genre30aine. Des gens qui sont en habit crads plein de peinture, arrivant en général du chateau. L'été se passe.

D'un commun accord, je décide de m'inscrire dans cette école, a priori idéale puisqu'à deux pas de chez moi, dans mon bled... Sans réaliser...

Entrée en quatième à l'IPES.



lundi 10 septembre 2007

Ouverture du Blog...

Bonjour,

ce blog expose la trajectoire d'un élève de l'IPES, école maintenant disparue, qui a fait la une de l'actualité au début des années 90. Les questions soulevées alors sont aujourd'hui toujours sans réponses.

Ce blog n'a aucunement la prétention d'y répondre, ni même de porter quelque jugement que ce soit. C'est la vie d'un élève de la quatrième à la terminale qui va être retranscrite ici. Très librement, sous forme d'annecdotes, de descriptions, et autres choses que j'aurai à dire ici.

Aucun nom ne sera donné. Je pense ne fonctionner que par initiales. De toute façon, comme je l'ai dit plus haut, je ne vais pas faire de procès d'intention, ni même prononcer de jugements. Je ne vais que décrire ce que j'ai vu et fait durant mes plus de quatre ans de présence dans cet établissement. Ceci, néanmoins, confronté à une réalité décrite dans un autre blog.

En fait la découverte de l'autre Blog a été l'élément déclencheur de la naissance de ce blog. Découverte toute récente, alors qu'il existe depuis plus de un an et demi, m'a-t-on dit.

Cette découverte a été pour moi un électrochoc. Comparé à la réalité de ce que j'ai vécu là bas, ce qui y est présenté m'a choqué, j'ai envie de dire. M'a outré dans les propos qui y sont tenus.

Donc, pour résumer, j'ai envie de présenter la réalité de ce qui c'est passé, combien même cela ne doit intéresser qu'une personne ou deux... Max.

Le début au prochaine post.

Je ne me présente pas, mais je vais malgré tout parler de ce que j'ai fait, dit, vécu, vomi, donc pour ainsi dire, je ne vais pas me cacher, sauf en ne dévoilant pas mon nom... Et oui, c'est comme ça.

C'est donc une courte justification de l'existence de ce blog.

Ca commence au prochain post!