jeudi 6 février 2025

Le jour où j'ai dégueulé avec un froc blanc - Acte III

En fait CB c’est le seul prof, avec Georges à pourvoir prétendre à une comparaison, en quelque sorte, avec ce prof du cercle des poètes disparus. Le prof qui a sa petite clique d’élève, avec lesquels il échange beaucoup, a un rôle en quelque sorte de mentor… C’est un peu le schéma que l’on retrouve à l’IPES. Chacun a son mentor, avec le mentor des mentors qui est FC. - de la dynamique sectaire bien grasse

En ce qui me concerne, j’ai pas mal d’échanges avec GP. On parle pas mal, des soirées entières, ou pendant les journées. Néanmoins, une relation un tout petit peu plus proche que la simple relation prof/élève. Ou il me chapeaute. Il « m’instruit » de sa philosophie… Dans la plus pure tradition Chemlienne : « Nous ici, on est là pour s’éclater, atour de projets artistiques et concrets, qui permettent à tout un chacun de s’épanouir… » … « Tu le vois bien non ? Toi-même tu dois te sentir plus fort, bien dans ta tête, non ? » Et toutes les pseudo dialectiques présentées, discutées, les une après les autres, au cours de nos multiples échanges. Qui se font d’ailleurs avec différents intervenants. On trouve autant des élèves lambda comme moi, que des mecs plus à fond dans la clique, ou des profs. Nous sommes en général soit posés à la  cafette, soit dans une des salles de cours pour y discuter.

Donc par rapport à ca, il a son propre groupe de disciples CB. Il a ses quelques élèves qui le suivent de près, lorsque ceux-ci ne sont pas collés au tiags’ de FC. Bien s’entendre avec CB est une bonne alternative pour intégrer la clique.

 Au fil de l'eau j'ai pu m'apercevoir que CB avait en quelque sorte son propre courant de pensée (le cul est aussi présent qu'avec FC, mais lui au moins est cultivé dans le fond, alors que FC, toute sa culture n'est que de la frime, de bonne grosse citations de Nietzsche ou Platon et hop, tout le monde était admiratif). Il est donc super fort en littérature, très cultivé, dans mon souvenir, peut être que je me goure, mais fin dans ses propos, même si limite de temps en temps. Mais bon faut bien déconner ! 


En tout cas j’en connais que j’ai fait bien marrer lors de ce cours.


Mais en fait ça aura plus de sens si je commence plus tôt dans la journée.

lundi 3 février 2025

Le jour où j'ai dégueulé avec un froc blanc - acte II

...

 

Définitivement, je suis complètement défoncé. C’est la première fois de ma vie que je plane aussi haut, que mes sens son aussi violemment perturbés, que je ne comprends tellement rien à ce qui m’arrive. En même temps à 17 balais, chaque défonce est supérieure à la précédente. Les années 90...

Enfin si il y a une seule chose que je comprends : c’est que ça se voit grave, au point que je me fasse griller. En beauté, devant tout le monde, avec le prof, CB, que tu n’as pas envie de te voir tomber dessus. En plus il a son public. Comme tout élément central de la clique, du noyau dur de la clique à l’époque, il a ses suivantes et ses suivants.

Mais sur ce point c’est marrant. C’est peut être un truc qui peut enrichir le post CB. Ce mec, en fait il fait jamais référence à FC. Ou très peu. Les pièces ne sont pas prises comme exemple ou comme référence dans le savoir d’un élève de première en français ou de terminale en histoire. Ses cours étaient super instructifs, pas que scolairement et plutôt intéressant. Les cours où chaque élève peut intervenir, où il y a un échange, autant entre élèves qu’avec le prof. C’est super formateur d’avoir un peu la parole, librement, dans une atmosphère assez stimulante intellectuellement, je dois reconnaître. Mais quel putain de prix à payer pour beaucoup! A 17 ans, on te propose des analyse détaillées et passionnantes (le cul rend souvent les choses passionnantes à 17 ans) des jolis textes de Grack, Baudelaire, Verlaine, … Je me souviens même de la jolie explication du vers :
La chaire est triste, Hélas, et j’ai lu tous les livres… Marrant que j'ai encore quelques souvenirs de ce cours. Encore maintenant. Surtout de toutes les allusion au cul plus ou moins explicites!

dimanche 22 décembre 2024

Le jour où j'ai dégueulé avec un froc blanc - Acte I

- Texte écrit il y a quelques années, un vieux brouillons que je publie en plusieurs actes - 

On doit être au printemps 1991. A la fin de la seconde, cours de Chrisophe B. Début d’après midi du mois de mai, il fait chaud et beau à Avernes dans le Vexin français. 

C'est vers la fin de l'année scolaire, avec les examens qui approchent. Les cours ne sont plus donnés classe par classe, mais collectivement, tout le lycée est réuni.On est tous là. Les secondes, les premières et les terminales pour un de ces cours magistraux en "littérature"de CB.

Pas un souvenir du cours si ce n'est que ça devait encore parler de cul de manière plus ou moins détournée. Entièrement justifié par le contexte de n'avoir aucun souvenir. Mais étant donné l’époque, c’est à la fois pour les premières, le bac français approchant, pour les terminales avec le Bac, et les secondes, parce qu'il faut qu'ils aient cours et qu'apprendre des trucs de première et/ou terminal en seconde, ça servira.

C’est le premier cours après déjeuner…
Dès le début du cours, je commence à me sentir assez dans le vague. Limite nauséeux, bien que pas encore prêt à vomir. La voix de CB commence à se ralentir, à devenir grave, comme si tout ralentissait, une impression de tomber dans le vide… Lorsque je m’aperçois que les changements de couleurs de mon visage se voient depuis l’estrade d’où CB fait son cours. Non, en fait avant tout, je m’aperçois des visages tournés vers moi, relativement surpris et amusés. Les rires montent, se font entendre de plus en plus.

Je me rends pas compte mais je passe du vert au rouge, en passant par le pâle/translucide, puis le bleu, avec des étoiles vertes, je suis un arc en ciel psychédélique.

Dans ce flot de paroles incompréhensibles, je perçois qu’il s’adresse à moi, actant clairement devant tout le monde que je suis complètement défoncé. «Aaaaaaaaaaaallllllllllooooooooooooorrrrrrrrrrrrrrrrrsssssssssssssssssss tttttuuuuuuuuuuuuuuuuuuu nnneeeeeeeeeeeeeee tttteeeeeeeeeee sseeeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnnnnnsssssssssssssss ppppppppppppppaaaaaaaaaaaaaaaaassss bbiiiiiiiiieeeeeennnnn ? ??????
Aaaaaaaaaaaaaaaalllllllllleeeeeeez vvvvvvvvvvvvvvaaaaaaaaaaaas-yyyyyyyyyyyyyyyyy sssssssssooooooooooooooorrrrrrrrrrrrrrrrssssssssssssssss...

Je sais pas si je le fais bien, mais voila ce que j’entends. C’est comme un disc vinyle, sur lequel on appuierait un peu avec le doigt pour ralentir le débit de paroles et ainsi j’entends que mon prof me dis de sortir de la salle, en en rajoutant un peu sur ma gueule histoire de faire marrer la galerie. Comme d’hab j’ai envie de dire. ...