Mon prof de physique chimie en seconde et en première. Un des mecs brillants de l’histoire. Ce mec est très calé en physique et en sciences en général. Surtout, il sait faire passer des concepts assez complexes simplement. Des cours limpides… Pour ceux à qui ça parle, on a travaillé en seconde sur le PFD (principe fondamentale de la dynamique) et des problèmes types de certaines prépas (pour résumer, on travaillait sur des problèmes de bac+1 en bac-3). J’ai bossé tôt les maths et la physique aussi grâce à ce mec. Olivier. Un putain de prof, qui lui, ne m’est jamais rentré dedans, tout en m’expliquant des maths quand il voit que j’en ai envie. C’est ça qui m’a sauvé : les maths. Dans le public, à l’époque, bon en maths veut dire bon en tout. En créant certaines apparences, on arrive à s’en sortir. Donc Olivier, m’a appris à résoudre certains problèmes, à en appréhender de nouveaux en physique. Mais indépendamment de la discipline scientifique, j’ai bien aimé son esprit pédagogue. Enormément.
En plus de cette activité de prof de physique, il est assez investi dans le théâtre. Il prend part aux pièces, mais on dirait avec un certains recul. Il décide de bosser un philosophe à fond, pour en comprendre, ou du moins en approcher les problématiques, pour rester dans l’esprit de l’école. L’esprit de l’école est très orienté philo ? Qu’à cela ne tienne, autant la bosser. Donc Olivier se tape les trois critique de Kant, et pousse leur étude. Loin. Il a porté sa pédagogie à la philosophie, pour en parler admirablement bien. Il expose la différence entre l’impératif hypothétique de l’impératif catégorique, évoque le concept de la « chose en soi » (Ding an sich) avec clarté… Intéressant personnage. Mais ma vision n’est qu’à moitié complète. Je vois essentiellement la façade du prof, ou celui du mec qui reste tard à l’école pour discuter, Lui semble beaucoup plus présent dans l’école. Il a peut être même fait partie de la clique à un moment donné, peut être. Mais je ne suis pas sûr du tout.
J’essaie de recoller un peu les personnages pour essayer de cartographier qui est dans la clique, qui essaie d’en faire partie… Mais qu’est ce que c’est en fait de faire partie de la clique ? Concrètement ? C’est quoi ? C’est se réunir pensant des heures pour discuter des problématiques soulevées dans les pièces afin de réfléchir à une meilleure philosophie pour le monde. C’est marrant mais j’ai du mal à y croire. Je parle à l’époque. Maintenant je sais un peu plus ce qu’ils y faisaient ! C’est marrant tout ce cinéma dans l’apparence, dans les codes vestimentaires, toutes ces super belles nanas qui sont selon toute apparence bien intégrée à la clique. Ca donne une ambiance sympa à l’école en même temps, avoir plein de belles nanas qui sont parmi la foule de élèves est agréable à l’œil. En tout cas, j’y suis sensible, aux belles nanas, sans vouloir insister. Certains de mes lecteurs sont au courant. Donc Olivier est pas mal investit dans le théâtre, du moins. A défaut de faire partie de la clique. A voir. Dans les commentaires ? … Allez y, dites moi !!! C’est quoi la clique ? Vous faisiez quoi ? Hein ?
En fait je me souviens d’une pièce où Olivier a joué, il est habillé d’une longue toge blanche avec une écharpe rouge (mais la je ne suis que vaguement sur de mes souvenirs). Il est pas très à l’aise comme ça devant 300 personnes… Le pauvre, déguisé en pitre, à narrer des âneries. Avec le recul il y avait des trucs drôles. Je suis assez curieux de savoir quel est son ressenti aujourd’hui. En fait par la suite, il est devenu consultant pour des pièces, en faisant jouer ses différents talents. Parce qu’il est très fort le mec. Très très fort. Il déchire à peu près tout le monde aux échecs, il est bon pianiste. Super bon pianiste. Spécialisé dans Chopin. Dextre en tout cas. Il a aussi créé des pièces d’échecs vivantes en une quantité de coups donnés, avec les « échecs » aux bons moments… Et il a joué de ce piano pour les pièces. Mais ça a été assez chaud l’histoire du piano, parce qu’à chaque fois il fallait le déplacer. Et quand tu fais -1 étage et +2 avec un piano, il a pas tendance à rester accordé. Et c’est cher un accordeur. Donc pas tant de piano que ça dans les pièces, mais c’est arrivé quelques fois il me semble. Avec un piano pas forcément accordé…
Ce mec, Olivier, a été un des mes bons profs, mais je ne sais pas du tout dans quelle mesure il a pu ou pas être investi dans la clique. Pour ne pas me répetter. En tout cas, quelques traits intéressants quand tu l’as comme élève de seconde, bon prof de physique qui sait parler d’autre chose. Ce qui est rare, chez les profs de physique d’aujourd’hui, non ? Mais là je sors du contexte.
Olivier et ses cours de parenthèses…
Le nombre de parenthèse qu’on pouvait faire en cours. Enorme. A tel point que je me souviens d’un pote de l’époque, Yann B, paix à son âme, qui appelle littéralement ses cours des cours de parenthèse. Genre un cours de parenthèses commence comme ça
Un élève : « Hé m’sieur, j’ai pas ait mon exercice, je suis désolé, le chien du beau frère à la mère de ma copine il a pissé sur mon cahier, donc j’ai pas pu faire l’exo…… »
Olivier : « Ouais, … Ok, … Franchement, on s’en fout »
…
Olivier : « Il y aurait pas u ntruc plus important sur lequel se concentrer ? Genre, par exemple, tu penses quoi, qu’une formule de math existe déjà dans la nature, et qu’on la découvre par hasard ? ou qu’on la trouve au terme d’années de recherches, jusqu’au moment ou la formule recherchée est apparue au fil des démonstrations ? »
Un élève (le même) : Hein ?
Olivier : « Ben ouais, regarde, tu penses quoi, en d’autres termes : que les maths pré existent dans la nature et qu’on les retrouve à force de recherche, ou plutôt qu’elles sont inventées de toute pièce par nos chercheurs ? »
Elève : Mais comment ca peut être possible….
Etc.
Certains se souviendront de certaines discussions passionnantes échangées avec des profs géniaux qui exercent dans une école ou on se marre bien. Mais c’est la partie émergée d’un iceberg qui a fait couler beaucoup de monde.
Donc ces cours de parenthèses sont géniaux. Ils sont le meilleur versant de ce qui est enseigné à l’IPES. Ce qu’on y apprend, ce n’est pas dans les bouquins. En fait, à l’IPES on t’apprend plus à essayer de démontrer pourquoi tu ne dois pas apprendre ce bouquin, et pour quoi ça ne sert à rien, et c’est se rendre l’esclave d’une culture imposée, castratrice, qui nous empêche de voir plus loin que le bout de notre nez. Qui nous empêche de voir les véritables images, desquelles nous ne percevons que les ombres sur les parois de notre conscience, éclairée par ce savoir imposé… Et bla bla bla. Voila ce qu’on apprend. C’est drôle, c’est marrant quand on se prend la tête avec quelqu’un, d’essayer de le rendre fou dans un argumentaire décalé. Mais ça permet pas trop d’avancer. Pendant que certains passent leur temps à contredire, les autres qui ni ne disent ni ne contredisent, avancent. Je sais, j’emploie en quelque sorte le même langage. Mais ainsi sont les choses. Et encore je suis moins emphatique et absurde en prenant le jeu comme argument quand on a plus rien à dire….
On va me dire que j’exagère un peu. Peut être. Je ne sais pas dans la globalité. Il est vrai qu’il faut tempérer ça des résultats au bac. A l’IPES on fait 100% au bac. C’est pas faux en un sens, mais il y a pas grand monde au final qui l’a passé le bac. Même si beaucoup l’ont eu, ce fut au prix d’un bachotage de malade.
Car, mis à part quelques cas isolés, tout ce qui est su au sortir de l’IPES c’est une assurance ostentatoire, un verbiage soigné, une répartie constante, sur tout, absolument tout, et l’utilisation abusive de rhétorique, de sophismes douteux, de métaphores poussée jusqu’à l’absurde. A l’IPES, tu apprends plus à démontrer au prof pourquoi c’est débile d’apprendre sa matière, qu’à la bosser véritablement. Mais ça aide pas à avoir le bac ! Tu passes pour un héros à l’IPES quand tu as réussi à démonter un examinateur, mais en fait tu as l’air bien con, parce que tu es obligé de revenir l’année suivante pour enfin, la queue entre les jambes, te présenter à l’examinateur sans cette fois essayer de lui démontrer qu’il a tort, et en essayant de lui plaire, pour enfin arracher une note potable, attribuée par un de ces méchants profs du publics. Ha ces salauds de profs qui ne comprennent rien à la vie. Comment peuvent-ils se permettre de nous juger, nous qui sommes au bord de devenir des super héros. Non pardon des surhommes, ce qui n’a rien à voir. Du moins le concept de surhomme, au sens FC du terme, n’a pas grand-chose à voir avec la réalité du surhomme nietzschéen non plus. Autant que du super héros ! Peu importe il faut arriver à l’arnaquer le prof pour lui arracher cette note. Il comprendra un jour. Mais peut être pas au fond. Il restera un mouton de l’enseignement.
Nous on bosse différemment et on vous emmerde. On fait ce qu’il nous plait et le bac on l’obtient comme ça… Attention, le comme ça représente des sessions de bachotage intenses avec Christophe B, principalement en fait – Remarque : Ca a été récemment publié dans les comestibles, alors que j’étais en train d’écrire ce texte. Mais peu importe, car de toute façon je me répète, me semble-t-il, dans ce blog, avec d’autres mots, d’autres manières de présenter les choses. Parce que l’essentiel des bacs passés à l’IPES sont littéraires, et donc, par suite, si on met tous sur les matières littéraires, en ayant des notes pas trop dégueux, on peut s’en tirer en se vautrant dans les autres matières. Sans parler des dispenses pour le sport… Et c’est ce qu’il s’est passé. Philo, histoire géo et éco sont les matière qui sont bachotées à fond, mais à fond comme presque aucun élève de boite à bac. Mais cela a permis à certains d’avoir ce bac, pour enfin passer à autre chose. Mais pas tant que ça finalement. Ca vaudrait presque le coup de faire un sondage !
En fait Olivier c’est un bon prof, mais c’est parce qu’il pense avoir trouvé un truc sympa, ou pouvoir se marrer à faire des science en santiag, et du théâtre. Il a moins de 25 ans à l’époque je pense. Le mec jeune qui a envie de se marrer. Mais jusqu’où ? C’est ce que je me demande. Olivier, tu lis ça ? Ca te brancherait qu’on reparle ?
mercredi 30 avril 2008
jeudi 24 avril 2008
Prochaine piece d'inspiration FC... (de FC?)
Je vous présente la nouvelle pièce d'inspiration FC, qui sera jouée lors de 4 représentations, dans un théâtre du 18, avec des acteurs complètement nouveaux, sur une scène qui ne l'est pas moins...
Allez voir ça:
http://www.saccoetvanzetti-lapiece.com/
ou en cliquant sur ces mots....
Je fais un post à ce sujet très vite.
Bonne lecture. A bientôt pour d'autres liens... Et peut être nous verrons nous à une des représentations?
...
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****Post modifié pour cause de "metteur en scène vexé par mes propos"****
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Allez voir ça:
http://www.saccoetvanzetti-lapiece.com/
ou en cliquant sur ces mots....
Je fais un post à ce sujet très vite.
Bonne lecture. A bientôt pour d'autres liens... Et peut être nous verrons nous à une des représentations?
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****Post modifié pour cause de "metteur en scène vexé par mes propos"****
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samedi 19 avril 2008
Volute suivante
Sans commentaire l'épisode suivant. J'attends de voir la totalité pour fair eun commentaire. Et de tout façon j'ai pas le temps en ce moment.
Voici l'épisode 4
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